Argumentaire en quelques points

 Argumentaire développé par l’ACIPA (Fiche numéro zéro). Pour aller plus loin , vous pouvez consulter les documents mis à la disposition du public. Ils constituent un travail impressionnant de la part des opposants. Un travail de plusieurs années.

Documents ici : http://acipa.free.fr/Savoir/savoir.htm

Le projet d’un nouvel aéroport à Notre dame des Landes est inutile, coûteux, destructeur et incohérent.

1. Nantes et l’Ouest n’ont pas besoin d’un nouvel aéroport

Nantes a déjà un excellent aéroport international, Nantes-Atlantique, qui peut parfaitement être optimisé. Il ne l’a pas suffisamment été parce que depuis 50 ans, il est susceptible d’être remplacé par un autre à Notre Dame des Landes…

  • le nombre de mouvements (décollages et atterrissages) n’a quasiment pas augmenté depuis les années 2000 car on remplit désormais mieux les avions ; ce nombre est très inférieur aux performances d’autres aéroports à une seule piste, il ne peut donc pas être question de saturation de la piste.
  • la superficie actuelle permet d’agrandir l’aérogare et de faire des parkings silos.
  • de véritables transports collectifs peuvent être mis en place (tramway à 1,5km, voie ferrée devant l’aérogare).
  • les nouvelles procédures d’approche en continu peuvent réduire l’impact sonore pour les populations survolées.
  • son maintien permet de ne pas fragiliser l’usine Airbus qui a besoin de la piste et  de ne pas transférer les 1850 emplois liés à l’aéroport et occupés très majoritairement par des habitants du Sud-Loire.
  • Nantes-Atlantique n’est pas classé dangereux par la Direction Générale de l’Aviation Civile et ses services (SNA).

2. Le projet de NDL est  coûteux 

  • contrairement à ce qui a été dit pour la déclaration d’utilité publique, ce projet représente un coût et non un gain pour la collectivité ; ce coût est chiffré entre 100 et 600 millions d’euros selon que l’on prend une hypothèse optimiste ou prudente (étude CE Delft de 2011)
  • les collectivités locales vont prêter de l’argent (115,5 millions d’euros) à un groupe qui n’en a nul besoin et dont les actionnaires seront rémunérés eux à 12 % chaque année
  • le projet est également coûteux en terres et en emplois agricoles à un moment où l’on tente de freiner le gaspillage des terres pour l’agriculture de demain.

3. Le projet est destructeur

Le site de NDL, formidable réservoir de biodiversité et véritable château d’eau (tête de deux bassins versants),  a été choisi il y a plus de 40 ans à un moment où l’on remblayait sans état d’âme les zones humides. Depuis, les directives européennes et la loi française sur l’eau interdisent de détruire ce type de zone ou, en cas d’absence d’alternative avérée, soumettent le projet à des règles très sévères de compensation. Si l’on respecte vraiment ces règles, il n’est pas possible de compenser les dégâts environnementaux d’un tel projet. Ce site gardé par commodité parce qu’on y avait constitué une réserve foncière est le plus impropre qui soit à la réalisation d’un équipement aéroportuaire. Par ailleurs les possibilités d’optimisation de l’aéroport actuel n’ont jamais été étudiées sérieusement.

Quand bien même il faudrait un nouvel aéroport, il ne doit pas être localisé à cet endroit !

4. Le projet est incohérent, voire mensonger 

  • il devait y avoir dès l’ouverture un transport collectif performant : ce ne sera pas le cas, seul un service de car est prévu… mais il y aura 7500 places de parkings, c’est ce qui rapporte le plus (30 % des recettes) ;
  • à ce jour, seule la Région serait prête à financer le barreau ferroviaire raccordant NDL au tram-train Nantes-Châteaubriant ;
  • compte tenu des finances publiques, une nouvelle ligne à grande vitesse Rennes-NDL-Nantes restera un rêve ;
  • les pistes devaient pouvoir accueillir les gros porteurs or elles ne seront pas plus longues que celle qui existe aujourd’hui à Nantes-Atlantique, les taxiways ont été supprimés ; toute extension future sera techniquement contraignante…
  • le projet n’a pris en compte ni la nouvelle LGV Rennes-Paris, ni la création du barreau de LGV au sud de Paris, ni l’optimisation de la plate-forme d’Orly ; il fait aussi l’impasse sur le devenir des autres aéroports de l’Ouest

En réalité, ce projet est d’un autre temps. Les crises écologiques et  économiques en cours devraient pourtant nous obliger à  penser autrement l’avenir et à faire des choix différents de ceux du siècle dernier. Ce projet anachronique, porté par des politiques à bout de souffle, sert néanmoins des intérêts financiers réels, ceux du BTP et de l’immobilier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *