Participation aux rencontres sur l’avenir des villes en Bretagne

Ces rencontres, organisées par Audelor se sont déroulées le 12 mars 2013 au palais des congrès de Lorient.

nddlPdL12032013

Quelques membres du collectif du pays de Lorient ont participé à cette journée, en affichant clairement notre opposition au projet d’aéroport. Cela a été l’occasion de poser une question lors des prises de paroles du public.

Métropolisation et Arc Atlantique :

On constate que l’aménagement du territoire n’est plus reconnu comme compétence de l’Etat (en tant que garant de la paix et la justice sociale: équilibre des territoires, juste répartition des richesses, prise en compte des besoins économiques, sociaux, environnementaux, …), mais est livré aux lois du marché, avec comme objectif : comment faire en sorte que l’aménagement territorial facilite le plus possible (ou ne gène pas !) la mondialisation économique et ses corollaires que sont la recherche des profits et la concurrence libre et non faussée.

Ne pensez-vous pas que les orientations retenues par les organisations constituant l’Arc Atlantique (dont les grandes villes de l’Ouest) vont dans ce sens : organiser le développement de l’Ouest, dont la Bretagne, autour de ses grandes villes, et notamment d’un axe urbain Bordeaux/  Nantes-Rennes/Rouen-Le Havre/ Londres/ Anvers/ Rotterdam,  au détriment du reste du territoire, dont l’organisation urbaine polynucléaire a forgé toute l’histoire, la culture et les modes de vie de notre région. Cette « métropolisation » de fait accapare la plus grande partie des financements européens et des investissements publics. A ce titre, le projet d’aéroport de NDDL contribue à renforcer cet axe et c’est un de ses objectifs essentiels. C’est aussi pour cela que nous y sommes opposés.

Pour nous, la Région, ses instances démocratiques, ont le devoir de reprendre en main le développement et l’aménagement de son territoire à partir de ses lieux de vie et d’habitat, avec l’objectif de répondre aux besoins de ses habitants, dans leur diversité, et pas des financiers internationaux.

Nous souhaitons que ces points soient abordés dans les tables rondes qui suivent.

 

 

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